Baudouin Van Humbeeck est une plume à tout faire.

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samedi 7 juillet 2018

Polissons le policier

1) Le coup de la carte de visite.

Est-ce que, rien qu'une seule fois, on pourrait avoir dans un récit policier le moment où "voici ma carte, appelez-moi si vous vous souvenez d'un détail..." est suivi quelque part dans le récit de...

- Allo Inspecteur Détective en Chef, ici c'est Témoin à la carte de visite, dites, maintenant que ça tomberait bien pour faire avancer l'intrigue que vous sachiez que sacha était roux en fait mais qu'il aime beaucoup les perruques, je me suis dit que je vous passerais bien un petit coup de fil...

2) Qu'est-ce qu'il y a à jouer dans un policier ?

Je n'aimerais pas être comédien dans une série policière, parce qu'il y a tant de choses à dire pour faire avancer l'intrigue : mobile des uns et des autres, preuves, alibis, etc. que les personnages passent leur temps à faire avancer l'intrigue, avec des lignes de dialogue interchangeables. C'est à peine s'il reste de la place pour faire exister le personnage, ses rapports avec les autres personnages, ce qu'il est à l'intérieur etc.

lundi 24 juillet 2017

Essai non transformé : autopsie et rebond

la graine d’idée

à une conférence de presse, un des intervenants raconte une anecdote à propos de quelqu’un (*) de vivant, mais peu connu. Cette personne m’apparait comme ayant un potentiel narratif.

thème et développement

Je pars sur le paradoxe que vit cette personne, les avantages et inconvénients de sa situation. Je réfléchis en faisant des mind maps, je tricote des personnages totalement de fiction pour l’accompagner.

piège numéro un

Je retombe dans un sillon déjà parcouru (la télé-réalité, déjà utilisée au théâtre pour L’envers c’est les autres)

un rocher en travers du sentier

Le peu d’informations disponibles sur cette personne qui m’avait attiré en premier lieu se révèle un obstacle infranchissable. Impossible de broder sur ce canevas

résolution

arrêter de mettre des bouts de réalité dans la fiction comme si c’était du levain dans de la pâte, me faire confiance pour bâtir du tout à fait fictionnel la prochaine fois...

(*) Pas con le bourdon, je vais garder son identité sous le coude, on ne sait jamais que je trouve un moyen de moyenner...

dimanche 25 septembre 2016

Et sinon, tu en as vendu combien ?

Comment est-ce qu’un auteur sait combien d’exemplaires il a vendus ? Il n’en sait rien, il doit se fier à ce que lui dit son éditeur. Comment est-ce que l’éditeur sait combien d’exemplaires un livre a vendus ? Pour connaître le chiffre exact, il doit attendre un an.

Voilà comment ça se passe. Les palettes/caisses/containers de livres fraîchement imprimés vont de l’imprimeur au distributeur et du distributeur aux libraires. Le libraire les sort des caisses. Ou pas. Le libraire le met en avant, en parle aux clients, invite l’auteur pour une séance de dédicace. Ou pas.

Un an se passe.

Après un an, si jamais il reste l’un ou l’autre exemplaire invendu le libraire renvoie les invendus au distributeur. Nombre d’exemplaires imprimés moins les invendus = à la grosse louche : nombre d’exemplaires vendus. Ce calcul simpliste ne tient pas compte des services de presse et des exemplaires d’auteur.

C’est donc après un an que l’éditeur (et l’auteur) savent combien d’exemplaires ont été vendus. C’est le doux moment où l’auteur sait combien de millions d’euros il va toucher en droits d’auteur. Mon conseil : travailler avec une avance de l’éditeur.

ACHTUNG : Le chiffre de ventes que l’éditeur aime voir : beaucoup. Le chiffre de ventes qu’un éditeur mal luné peut avoir envie de soumettre à l’auteur : beaucoup moins.

dimanche 26 juin 2016

J'ai retrouvé un manuscrit.

Le seul exemplaire, toutes catégories, de Mission : Marjorie a quitté le Exki Agora dans mes petits bras musclés. J'ai retrouvé mon bébé. Ne jamais renoncer.

samedi 18 juin 2016

L’éditeur parfait est une maquilleuse

À son arrivée chez l’éditeur, ton texte, ta chair, ton sang est comme un acteur qui arrive au travail : beau, mais nu. Dans un monde idéal, le travail de l’éditeur consiste — notamment — à embellir ce texte en ôtant une verrue ici, quelques rides dans le chapitre avec les singes où la protagoniste se rend compte qu’elle est suivie (par exemple).

Si jamais un éditeur accepte un de tes textes sans suggérer aucune modification, plusieurs cas de figure sont possibles :

— Tu es un génie ;

— Ton prénom est Marc, Guillaume, Eric-Emmanuel ou Amélie et tu es quasiment coté en bourse ;

— Ton éditeur ne fait pas cette partie du travail pour des raisons de temps ou d’argent.

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