À son arrivée chez l’éditeur, ton texte, ta chair, ton sang est comme un acteur qui arrive au travail : beau, mais nu. Dans un monde idéal, le travail de l’éditeur consiste — notamment — à embellir ce texte en ôtant une verrue ici, quelques rides dans le chapitre avec les singes où la protagoniste se rend compte qu’elle est suivie (par exemple).

Si jamais un éditeur accepte un de tes textes sans suggérer aucune modification, plusieurs cas de figure sont possibles :

— Tu es un génie ;

— Ton prénom est Marc, Guillaume, Eric-Emmanuel ou Amélie et tu es quasiment coté en bourse ;

— Ton éditeur ne fait pas cette partie du travail pour des raisons de temps ou d’argent.